Vous avez déjà sûrement entendu parler de Facebook Live, d’Instagram Live, Périscope, Twitch etc… Ces plateformes permettent la diffusion en live via une connexion internet.
Si aujourd’hui le livestreaming est à la portée de tout le monde en un seul click, un streaming professionnel et de qualité ne s’improvise pas.

Voici les grandes étapes du livestreaming vidéo afin de comprendre la complexité de la technologie.

1/ L’ENCODAGE POUR UN LIVESTREAMING

L’encodage sert à constituer un message, un énoncé selon les règles d’un système d’expression − langue naturelle ou artificielle, sous une forme accessible à un destinataire.
En vidéo, cela signifie transformer un signal analogique (électrique), en signal numérique (digital) afin de transporter, stocker et compresser les données.

Signal d’origine :

  1. Analogique
  2. Entrelacé (i)
  3. Fréquence de balayage

Exemple : 1080i60

Signal désiré

  1. Numérique
  2. Taille minimale
  3. Progressif (p)
  4. Fréquence d’images petite

Exemple : 720p25

2/ LA NUMÉRISATION POUR UN LIVESTREAMING 

Tous les navigateurs ne supportent pas tous les codecs. C’est la raison pour laquelle il existe plusieurs formats de numérisation (Apple ProRes, H264, MPEG-2, VC-1…). Chaque format est conçu pour une utilisation particulière et des navigateurs et players sur laquelle la vidéo sera lue.
Par exemple le H.264 est supporté par la plupart de ceux-ci, car son but est de compresser la vidéo en fonction d’un débit donné, ce qui est idéal pour le web.
Tandis que le Apple ProRes a pour but de numériser une vidéo et de garder le plus d’informations possibles. Il y a un faible taux de compression, et la vidéo est très lourde, donc pas idéale pour le web.

3/ LES PROTOCOLES POUR UN LIVESTREAMING

Le protocole permet de transporter les données dans un réseau de façon standardisée vers les différents média.
Le protocole RTP par exemple, fournit les outils nécessaires aux applications : séquencement et horodatage ; et il reconstitue l’ordre des paquets, synchronise les média, détecte la perte de paquets. Le RTCP lui, est un protocole de contrôle qui accompagne RTP pour mesurer les performances.
Ces protocoles sont adaptés au besoin temps réel, le RTP pour l’acheminement des données et le RTCP pour échanger des messages de contrôle.

Les protocoles RMTP et HLS (HTTP Live Streaming) sont les deux protocoles vraiment destinés au web. Le RTMP est un protocole historique qui est simple d’utilisation et supporté par Flash. De par son âge, ce protocole n’est pas toujours suffisant. Le HLS a donc été conçu pour résoudre les insuffisances du RTMP. Le protocole est donc plus accessible car il est doté de plus d’options.

4/ LES ENCODEURS POUR UN LIVESTREAMING

Un encodeur est une solution qui permet de lier l’image et le son afin de fournir un direct de bonne qualité. Cet encodeur renverra un flux unique à la plateforme de diffusion.

Plusieurs types d’encodeurs existent :

  • Un encodeur boîtier (Elemental, Inlet Technologies, etc…) permet de transformer la vidéo analogique en numérique. Connecté à Internet et le boîter permet d’envoyer le flux à la plateforme de diffusion.
  • Les logiciels d’encodages (Wirecast, Adobe Media Encoder, etc..)  sont un bon équivalent pour des personnes qui ne disposent pas d’encodeurs. Ils peuvent dans quelques cas remplacer complètement les boîtiers.
  • Les codeurs (Qvidium, Vitec, etc…) sont des encodeurs qui ne font que du UDP / RTP (de point à point ou du multicast), c’est ce qui est utilisé pour faire du duplex en temps réel.

5/ LES SERVEURS POUR DU LIVESTREAMING

Les serveurs se chargent de diffuser le flux continuellement jusqu’au terminal (smartphone, ordinateur, etc…)
La technologie de serveur de streaming vidéo peut accélérer la diffusion d’un contenu vidéo via un procédé appelé mise en cache HTTP qui stocke temporairement le contenu sur plusieurs serveurs du réseau de diffusion de contenu (CDN : Akamai, Wowza, Amazon Cloudfront, etc…).
Les diffuseurs (Youtube, Périscope) permettent de streamer directement via l’application. Néanmoins, l’utilisation de codeurs ou d’encodeurs n’est pas nécessaire dans tous les cas, mais peut-être utile certaines fois. Pour cela, certains codeurs comportent une option dédiée.

6/ LES PLAYERS POUR DES LIVESTREAMING

Il existe deux types de players : Flash et HTML5.
Flash est le player le plus ancien et le plus supporté par les différents navigateurs à ce jour, même si cela tend à s’estomper avec l’apparition d’HTML5. Mais dans un contexte de double mutation, celle des supports et celle des langages, il faut aujourd’hui une technologie adaptée à la réalitée de la communication digitale.
C’est pour cela que de plus en plus de personnes souhaitent passer au player HTML5.
En effet, Flash implique l’import d’une librairie lourde et obsolète tandis que le HTML5 est en grande partie déjà intégré au navigateur et la librairie est plus flexible.

Un livestream de qualité ne s’improvise pas et requiert des compétences techniques aiguisées afin de répondre aux demandes des viewers de plus en plus pointues.
La rigueur et la technicité sont de mise. De la captation à la diffusion sur le terminal final, toutes les étapes intermédiaires sont essentielles afin de rendre une prestation irréprochable.

 

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